Un cyclo­bus ?

VillOvélO a été contactée en 2014, par la MAAF, pour initier des actions dans le cadre de sa politique de développement durable. Plus précisément il s’agissait de proposer des initiatives destinées à mobiliser des salariés sur les questions du développement durable et de la mobilité.

En septembre 2014 lors de la semaine de la mobilité, s’est déroulée le premier cyclobus, opération atypique qui a permis de mobiliser des salariés de la MAAF et surtout de nous donner rendez­-vous en 2015.
Pour la 2ème édition de ces cyclo­bus, nous avons pris rendez­-vous lors de la semaine européenne du développement durable.

Le principe du cyclo­bus :
Proposer aux salariés de faire le trajet domicile-­travail en vélo. Durant ce trajet, prendre des collègues en cours de route un peu comme le ferait un bus ou encore un pédibus.

Le déroulement de l’opération villOvélO­- MAAF :
Pas moins de six trajets on été proposés, permettant ainsi un plus grand choix (départs de Magné, de Saint­Gelais, d’Aiffres, du quartier Saint-Florent, de la Brèche (un pour Odyssée, un pour Dauphin).

Exemple de tracé d’un trajet Brèche – MAAF (Batiment Dauphin)

Bilan de l’opération :

Un appel aux volontaires avait été lancé au sein de la MAAF avec les directions du développement durable et la communication interne. Ces « ambassadeurs vélos » ont donc été chargés soit d’organiser leurs circuits, soit d’accompagner leurs collègues durant l’opération.

Tous les salariés sur les sites de Niort ont été informés par l’Intranet de l’entreprise de l’organisation, des trajets et des personnes référentes.

Le 2 juin, dès 8h s’élançaient ainsi différents groupes dont la plupart se sont retrouvés Place de la Brèche pour ensuite remonter vers la MAAF. Le groupe venant de Saint­-Gelais est allé directement à la MAAF.

  • 21 personnes ont participé à cette opération, dont 5 bénévoles de villOvélO, montrant ainsi l’intérêt que suscite cette démarche.
  • Concernant les différents parcours : il est important de diversifier les trajets afin de donner l’envie aux salariés qui habitent le long de ces trajets de rejoindre le cyclo­bus.

2 bémols :
La remontée de l’avenue de Paris à partir de la Brèche, reste un véritable parcours du combattant : les voies cyclables partagées avec les voitures dans les contre­allées, constituent des zones à risques où le cycliste doit être en permanence aux aguets (voitures à gauche qui reculent de leur parking, voitures à droite qui entrent sur le parking, nombreux stop en montées pour les cyclistes). Le manque de place adaptée à la circulation en vélo (tracés au sol, voies dédiées aux cyclistes, apaisement de la circulation…) rend cet accès difficile et peut avoir un effet repoussoir pour les candidats au vélo­taf. Il sera donc nécessaire d’envisager en concertation avec la Mairie, la CAN, le Conseil Départemental d’autres solutions d’aménagements. Car c’est bien sur des axes aux flux importants de circulation que doivent être revus les aménagements pour les cyclistes.

­Le trajet Magné­-La Brèche : malgré sa fluidité il comporte certaines zones considérées comme difficiles. Là encore, il s’agit d’apaiser une circulation parfois très rapide alors qu’elle ne doit pas dépasser 50km/h. L’étroitesse de la route fait partie des points à prendre en compte lors de ces réflexions. Le cycliste qui va au travail ne doit pas rallonger son parcours en prenant les chemins touristiques. Il doit donc aller au plus court et au plus fluide. Ce trajet mériterait des aménagements cyclables , en voies partagées suivie d’une signalétique adaptée.

Les projets ?
En septembre, lors de la semaine de la mobilité, d’autres cyclo­bus seront organisés. La mobilisation des Ambassadeurs vélos sera importante afin de faciliter la venue de nouveaux participants. L’idée serait que chacun emmène 2 personnes ce jour-là… Il reste à fixer une date et à communiquer au sein de la MAAF pour une mobilisation encore plus grande des salariés.

Cette action illustre bien les possibilités de partenariats entre le monde associatif et celui de l’entreprise, à partir de préoccupations partagées.

Elle illustre aussi les possibilités pour les entreprises de structurer ou soutenir les modes de déplacements alternatifs à l’automobile, ponctuellement ou au quotidien.

Et pour aller encore plus loin : l’article de la Nouvelle République avec un titre pour le moins… particulier.